In this very spe­cial French les­son, my grand­mo­ther shares her sto­ry of gro­wing up in rural Qué­bec.

Transcript

Bon­jour ! Je suis la grand-maman de madame Hélène, pis avec plai­sir que je vous la pré­sente, une belle madame de même !

Bon­jour ! Pour la leçon de fran­çais d’aujourd’hui, je vous pré­sente quelque chose de spé­cial. C’est une entre­vue que j’ai faite avec ma grand-mère, l’année pas­sée. Comme elle avait 98 ans, sa manière de par­ler est un peu dif­fé­rente, un peu plus dif­fi­cile à com­prendre, peut-être. Donc si c’est dif­fi­cile à com­prendre, vous avez juste à lire les sous-titres et ça va vous aider.

Donc dans la vidéo, elle va vous racon­ter ses sou­ve­nirs d’enfance, ses sou­ve­nirs de jeu­nesse. Quand elle était toute petite, sa famille voya­geait parce que ses parents tra­vaillaient dans des camps de bûche­rons. Donc ils cou­paient le bois, au Qué­bec, en Onta­rio, et aus­si aux États-Unis. Et quand elle avait 10 ans, la famille est reve­nue s’installer au Qué­bec, dans un petit vil­lage qui s’appelle Joly. Donc je la laisse vous racon­ter tout ça !

Hélène : On fait des vidéos par­tout où on se pro­mène —

Grand-Maman : Ah oui ?

H : — pour mon­trer les places où est-ce qu’on va…

GM : Ben, c’est bien, c’est bien !

H : Pis là, ben, j’aime aus­si faire, des fois, des entre­vues avec dif­fé­rentes per­sonnes. Faque là, on pen­sait, ça serait le fun faire une entre­vue avec ma grand-maman.

GM : Oui !

H : Avec ses vieux sou­ve­nirs des choses… Un monde que nous autres, on a pas connu.

GM : Oui, des choses dif­fé­rentes, oui…

H : Je veux dire, ça fait long­temps, là… Vous êtes née…

GM : Oui…

H : Ça fait pas loin de 100 ans, là ! C’est pas mal des vieilles his­toires !

Est-ce que vous avez remar­qué que je vou­voie ma grand-mère ? Je lui dis « vous » au lieu de « tu ». C’est pas popu­laire, main­te­nant, au Qué­bec. Main­te­nant, les gens pré­fèrent dire « tu » à tout le monde, mais moi, j’ai tou­jours vou­voyé mes grands-parents.

GM : Il y a tou­jours des aven­tures, dans une vie, qui ont… qu’on… qui nous res­tent mar­quées, mar­quées, mar­quées, mar­quées. Faque… Pis j’ai… À n’importe quel âge, j’ai tou­jours eu des beaux sou­ve­nirs. Pis je me trouve chan­ceuse, parce que c’est pas tous les enfants qui ont l’occasion de vivre les aven­tures que j’ai vécues… Que j’ai pas regret­tées, loin de là !

H : Faque vous avez vécu dans… dans vrai­ment plein de places dif­fé­rentes ?

GM : Dans quoi ?

H : Dans plu­sieurs places dif­fé­rentes ?

GM : Oui, oui, oui, oui, oui. Oui. J’ai res­té au Qué­bec, c’est… D’un bord, de l’autre de Qué­bec, pis de l’autre, pis… Ah, c’est… Mon père, c’est… C’est… Mes parents. Les deux, Maman aus­si. Maman, la plu­part du temps, on arri­vait dans un camp de bûche­rons… Maman était cui­si­nière, Papa était char­bon­nier, qu’on appe­lait ? Le… qui s’occupe de… du monde, pis qui s’occupe de… des tra­vaux, le… l’approvisionnement du camp.

H : OK !

GM : On avait tout le temps voya­gé. Là, à par­tir de là, le gou­ver­ne­ment leur don­nait des terres pour… Il envoyait du monde là, à Joly, dans ces places-là. Il leur don­nait une terre… Com­ment est-ce qu’on dirait ? Une terre neuve, là, qui… Le monde avait… Il y avait pas grand-monde qui avait res­té là, bien sou­vent.

H : OK !

GM : Pis moi, j’aimais ça comme une folle !

H : Aha !

Est-ce que vous avez remar­qué qu’elle a dit « moé » au lieu de « moi » ? C’est une pro­non­cia­tion qué­bé­coise et cana­dienne. On dit sou­vent « moé » au lieu de « moi. »

GM : On vivait sur la terre en culti­va­teurs, avec le jar­din pis avec le bois, la coupe de bois, char­rier le bois au vil­lage. Pis on avait des volailles, des pou­lets, des cochons, des veaux, sur­tout les vaches pis les che­vaux. Les che­vaux essen­tiels, les vaches aus­si, pour le lait pis la pro­duc­tion. Pis le che­val, on en avait besoin pour aller, met­tons, ils voya­geaient au vil­lage. Ça nous don­nait qua­si­ment trois milles. Faque ils se fai­saient traî­ner le der­rière par les che­vaux ! Mon grand-père en avait un, pis mon oncle… Le monde avait à peu près tout cha­cun un che­val par famille.

H : Juste un ?

GM : Hein ?

H : Juste un che­val, qui tirait toute la famille ?

GM : C’était assez, ben oui, ils avaient pas… Ils tra­vaillaient pas ben ben avec ça. Ils tra­vaillaient le bois… Ils se fai­saient du bois l’hiver pour l’été. Ben, ou l’inverse ! En tout cas…

H : Du bois l’été pour l’hiver !

GM : Oui !

H : Aha. Donc c’est le che­val qui tirait le bois. Le che­val tirait le bois.

GM : Oui oui, oui oui. Ah oui. Ils avaient une voi­ture, un petit quatre-roues, là, qu’ils appellent, là ? Pis ils char­riaient leur bois au vil­lage. Ils en cou­paient… Ils fai­saient des coupes de bois, pis ils ven­daient ça au vil­lage, pour les… Ceux du vil­lage en avaient pas, de bois, eux autres, à cou­per, faque ils ache­taient le bois des habi­tants. Ça com­mence à être pas mal loin !

H : Oui, ça com­mence à faire long­temps, oui.

GM : Oui !

H : C’est ça, vous avez vrai­ment des sou­ve­nirs de quand vous étiez vrai­ment toute petite ! Moi, j’en ai pas.

GM : Ah.

H : Vous avez vrai­ment une bonne mémoire !

GM : Oui !

H : La mémoire à long terme —

GM : Oui !

H : Pas mal meilleure que moi.

GM : La mémoire, c’est-à-dire sur­tout dans ce qui regarde la paren­té, la famille.

H : Mmm-hmm…

GM : La grande famille !

H : C’est ça qui est le plus impor­tant pour vous, la famille ?

GM : Oui.

♪ Qui nous sou­rit ♪
♪ Vie de famille ♪
♪ Ber­ceau qui nous a vu gran­dir ♪
♪ Où sont éclos nos sou­ve­nirs ♪
♪ On ne devrait que te ché­rir ♪
♪ Vie de famille. ♪

Ça com­mence à être vieux, hein ?

J’espère que vous avez aimé cette entre­vue avec ma belle grand-maman ! Cette année, elle aurait eu 100 ans. Mal­heu­reu­se­ment, elle est décé­dée l’année der­nière, mais elle a eu une belle et longue vie. J’espère d’ailleurs moi aus­si vivre presque 100 ans ! Vous ima­gi­nez tous les chan­ge­ments qu’elle a vus dans presque 100 ans de vie ?

Elle aimait beau­coup racon­ter ses sou­ve­nirs d’enfance, ses sou­ve­nirs de jeu­nesse, et moi j’aimais beau­coup l’écouter. J’ai eu la chance de pas­ser beau­coup de temps avec elle, ces der­nières années, et c’est pour ça que j’ai eu l’idée de l’enregistrer, de faire une petite entre­vue avec elle. Donc j’espère que vous l’avez appré­ciée.

Comme elle le disait, la famille c’est très impor­tant. Elle a eu une belle et grande famille. Elle a eu 7 enfants, 20 petits-enfants, 26 arrière-petits-enfants et 5 arrière-arrière-petits-enfants. Donc il y avait cinq géné­ra­tions vivantes en même temps. C’est assez excep­tion­nel ! Donc main­te­nant, je vous invite à res­ter avec moi pour le quiz.

Translation

Fran­çaisEnglish
Bon­jour ! Je suis la grand-maman de madame Hélène, pis avec plai­sir que je vous la pré­sente, une belle madame de même !Hel­lo ! I am Ms. Helene's grand­mo­ther and it's my plea­sure to intro­duce her, such a love­ly lady !
Bon­jour ! Pour la leçon de fran­çais d'aujourd'hui, je vous pré­sente quelque chose de spé­cial. C'est une entre­vue que j'ai faite avec ma grand-mère, l'année pas­sée. Comme elle avait 98 ans, sa manière de par­ler est un peu dif­fé­rente, un peu plus dif­fi­cile à com­prendre, peut-être. Donc si c'est dif­fi­cile à com­prendre, vous avez juste à lire les sous-titres et ça va vous aider.Hi ! For today's French les­son, I have some­thing spe­cial for you. It's an inter­view I conduc­ted with my grand­mo­ther last year. Since she was 98 years old, her way of spea­king is a lit­tle dif­ferent, a bit har­der to unders­tand, per­haps. So, if you find her hard to unders­tand, just read the cap­tions, and it should help.
Donc dans la vidéo, elle va vous racon­ter ses sou­ve­nirs d'enfance, ses sou­ve­nirs de jeu­nesse. Quand elle était toute petite, sa famille voya­geait parce que ses parents tra­vaillaient dans des camps de bûche­rons. Donc ils cou­paient le bois, au Qué­bec, en Onta­rio, et aus­si aux États-Unis. Et quand elle avait 10 ans, la famille est reve­nue s'installer au Qué­bec, dans un petit vil­lage qui s'appelle Joly. Donc je la laisse vous racon­ter tout ça !So, in the video, she shares her child­hood memo­ries, memo­ries from her youth. When she was a lit­tle girl, her fami­ly tra­ve­led around because her parents were employed in lum­ber­jack camps. So, they chop­ped wood in Que­bec, in Onta­rio, as well as in the Uni­ted States. And when she was 10 years old, her fami­ly came back to Que­bec to set­tle in a vil­lage cal­led Joly. I'll let her tell you all about it !
Hélène : On fait des vidéos par­tout où on se pro­mène —

Grand-Maman : Ah oui ?

H : — pour mon­trer les places où est-ce qu'on va...

GM : Ben, c'est bien, c'est bien !

H : Pis là, ben, j'aime aus­si faire, des fois, des entre­vues avec dif­fé­rentes per­sonnes. Faque là, on pen­sait, ça serait le fun faire une entre­vue avec ma grand-maman.

GM : Oui !

H : Avec ses vieux sou­ve­nirs des choses... Un monde que nous autres, on a pas connu.

GM : Oui, des choses dif­fé­rentes, oui...

H : Je veux dire, ça fait long­temps, là... Vous êtes née...


GM : Oui...

H : Ça fait pas loin de 100 ans, là ! C'est pas mal des vieilles his­toires !
Helene : We shoot videos eve­ryw­here we go—

Grand­ma : Oh yeah ?

H : —to show the places we visit...

GM : Well, that's good, that's good !

H : And some­times, I like to inter­view various people. So, we thought it would be inter­es­ting to inter­view my grand­ma.

GM : Yeah !

H : With her old memo­ries of the things... A world that we haven't expe­rien­ced our­selves.

GM : Yeah, dif­ferent things, yeah...

H : I mean, it was quite a while ago... You were born...

GM : Yes...

H : It's been almost a hun­dred years ! They're pret­ty old sto­ries !
Est-ce que vous avez remar­qué que je vou­voie ma grand-mère ? Je lui dis "vous" au lieu de "tu". C'est pas popu­laire, main­te­nant, au Qué­bec. Main­te­nant, les gens pré­fèrent dire "tu" à tout le monde, mais moi, j'ai tou­jours vou­voyé mes grands-parents.Did you notice that I say "vous" to my grand­mo­ther ? I say "vous" ins­tead of "tu." It's not so popu­lar any­more, in Que­bec. Now, people pre­fer to say "tu" to eve­ryone, but I've always said "vous" to my grand­pa­rents.
GM : Il y a tou­jours des aven­tures, dans une vie, qui ont... qu'on... qui nous res­tent mar­quées, mar­quées, mar­quées, mar­quées. Faque... Pis j'ai... À n'importe quel âge, j'ai tou­jours eu des beaux sou­ve­nirs. Pis je me trouve chan­ceuse, parce que c'est pas tous les enfants qui ont l'occasion de vivre les aven­tures que j'ai vécues... Que j'ai pas regret­tées, loin de là !

H : Faque vous avez vécu dans... dans vrai­ment plein de places dif­fé­rentes ?

GM : Dans quoi ?

H : Dans plu­sieurs places dif­fé­rentes ?

GM : Oui, oui, oui, oui, oui. Oui. J'ai res­té au Qué­bec, c'est... D'un bord, de l'autre de Qué­bec, pis de l'autre, pis... Ah, c'est... Mon père, c'est... C'est... Mes parents. Les deux, Maman aus­si. Maman, la plu­part du temps, on arri­vait dans un camp de bûche­rons... Maman était cui­si­nière, Papa était char­bon­nier, qu'on appe­lait ? Le... qui s'occupe de... du monde, pis qui s'occupe de... des tra­vaux, le... l'approvisionnement du camp.


H : OK !

GM : On avait tout le temps voya­gé. Là, à par­tir de là, le gou­ver­ne­ment leur don­nait des terres pour... Il envoyait du monde là, à Joly, dans ces places-là. Il leur don­nait une terre... Com­ment est-ce qu'on dirait ? Une terre neuve, là, qui... Le monde avait... Il y avait pas grand-monde qui avait res­té là, bien sou­vent.


H : OK !

GM : Pis moi, j'aimais ça comme une folle !

H : Aha !
GM : There are always adven­tures in a life which... which we... which have left their mark, marks and marks and marks. So... And I... From any per­iod in my life, I always have fond memo­ries. And I consi­der myself lucky, because it's not eve­ry child who gets to expe­rience the adven­tures I've lived through... Which I've never regret­ted, far from it !

H : So you lived in... in a lot of dif­ferent places ?


GM : In what ?

H : In a lot of dif­ferent places ?

GM : Yes, yes, yes, yes, yes. Yes. I lived in Qué­bec, that's... From one side to the other of Qué­bec, to the other, and... Ah, it's... My father, he... It's my parents. The two of them, Mom as well. Mom, more often than not, we'd arrive in lum­ber­jack camps... Mom was a cook, Dad was a char­coal bur­ner, I think it was cal­led ? The... who takes care of... of people, and who takes care of main­te­nance, the... the camp's sup­plies.

H : I see !

GM : We were always moving around. Then, at that point, The govern­ment was giving out land, to... They sent people to Joly and other such places... They gave them a piece of land... How can I say ? A new land, that... People had... There weren't a lot of people who had lived there, most often.

H : I see !

GM : And I was cra­zy about it !

H : Aha !
Est-ce que vous avez remar­qué qu'elle a dit "moé" au lieu de "moi"? C'est une pro­non­cia­tion qué­bé­coise et cana­dienne. On dit sou­vent "moé" au lieu de "moi."Did you notice how she said "moé" ins­tead of "moi"? It's a uni­que­ly Que­be­cois and Cana­dian pro­nun­cia­tion. People often say "moé" ins­tead of "moi."
GM : On vivait sur la terre en culti­va­teurs, avec le jar­din pis avec le bois, la coupe de bois, char­rier le bois au vil­lage. Pis on avait des volailles, des pou­lets, des cochons, des veaux, sur­tout les vaches pis les che­vaux. Les che­vaux essen­tiels, les vaches aus­si, pour le lait pis la pro­duc­tion. Pis le che­val, on en avait besoin pour aller, met­tons, ils voya­geaient au vil­lage. Ça nous don­nait qua­si­ment trois milles. Faque ils se fai­saient traî­ner le der­rière par les che­vaux ! Mon grand-père en avait un, pis mon oncle... Le monde avait à peu près tout cha­cun un che­val par famille.

H : Juste un ?

GM : Hein ?

H : Juste un che­val, qui tirait toute la famille ?

GM : C'était assez, ben oui, ils avaient pas... Ils tra­vaillaient pas ben ben avec ça. Ils tra­vaillaient le bois... Ils se fai­saient du bois l'hiver pour l'été. Ben, ou l'inverse ! En tout cas...

H : Du bois l'été pour l'hiver !

GM : Oui !

H : Aha. Donc c'est le che­val qui tirait le bois. Le che­val tirait le bois.

GM : Oui oui, oui oui. Ah oui. Ils avaient une voi­ture, un petit quatre-roues, là, qu'ils appellent, là ? Pis ils char­riaient leur bois au vil­lage. Ils en cou­paient... Ils fai­saient des coupes de bois, pis ils ven­daient ça au vil­lage, pour les... Ceux du vil­lage en avaient pas, de bois, eux autres, à cou­per, faque ils ache­taient le bois des habi­tants. Ça com­mence à être pas mal loin !

H : Oui, ça com­mence à faire long­temps, oui.

GM : Oui !
GM : We lived off the land, as far­mers with the gar­den, with the forest, fel­ling trees, deli­ve­ring wood to the vil­lage. We had poul­try, and chi­ckens, and pigs, and calves, and espe­cial­ly cows, and horses. The horses were essen­tial, the cows also, for milk and for meat. And the horse, we nee­ded it to go, let's say, they had to tra­vel to the vil­lage. We were near­ly three miles away. So they'd let the horses drag their butts ! My grand­fa­ther had one, and my uncle... People had pret­ty much one horse per hou­se­hold.

H : Only one ?

GM : What ?

H : Just one horse to pull the whole fami­ly ?

GM : It was enough, yeah, they didn't... They didn't work with them a lot. They wor­ked with wood... In the win­ter, they gathe­red wood for sum­mer. Well, or the oppo­site, actual­ly ! Any­way...

H : They gathe­red wood in sum­mer for win­ter !

GM : Yeah !

H : Ah hah. So the horse would pull the wood. The horse pul­led the wood.

GM : Yeah yeah, yeah yeah. Yep.They had a car­riage, a lit­tle four-whee­ler, they call it ? And they brought wood into town. They fel­led them... They fel­led the trees for wood, and they sold the wood in town, for the... People in town didn't have trees for chop­ping, so they pur­cha­sed wood from the set­tlers. It's all get­ting quite dis­tant !

H : Yeah, it's been quite a long time, that's true.

GM : Yes !
H : C'est ça, vous avez vrai­ment des sou­ve­nirs de quand vous étiez vrai­ment toute petite ! Moi, j'en ai pas.

GM : Ah.

H : Vous avez vrai­ment une bonne mémoire !

GM : Oui !

H : La mémoire à long terme —

GM : Oui !

H : Pas mal meilleure que moi.

GM : La mémoire, c'est-à-dire sur­tout dans ce qui regarde la paren­té, la famille.

H : Mmm-hmm...

GM : La grande famille !

H : C'est ça qui est le plus impor­tant pour vous, la famille ?

GM : Oui.
H : Yeah, you have real­ly clear memo­ries of when you were real­ly lit­tle ! Per­so­nal­ly, I don't have any.

GM : Ah.

H : You have a real­ly good memo­ry !

GM : Yes !

H : Long-term memo­ry—

GM : Yes !

H : Yours is much bet­ter than mine !

GM : Memo­ry, that is to say, most­ly in regards to rela­tives, to fami­ly.

H : Uh huh...

GM : The exten­ded fami­ly !

H : That's what's most impor­tant to you, fami­ly ?


GM : Yes.
♪ Qui nous sou­rit ♪
♪ Vie de famille ♪
♪ Ber­ceau qui nous a vu gran­dir ♪
♪ Où sont éclos nos sou­ve­nirs ♪
♪ On ne devrait que te ché­rir ♪
♪ Vie de famille. ♪

Ça com­mence à être vieux, hein ?
♪ That smiles upon us ♪
♪ O fami­ly life ♪
♪ Cradle that wit­nes­sed our ear­ly years ♪
♪ That gave birth to our memo­ries ♪
♪ We should only che­rish you ♪
♪ O fami­ly life. ♪

It's quite an old song, isn't it ?
J'espère que vous avez aimé cette entre­vue avec ma belle grand-maman ! Cette année, elle aurait eu 100 ans. Mal­heu­reu­se­ment, elle est décé­dée l'année der­nière, mais elle a eu une belle et longue vie. J'espère d'ailleurs moi aus­si vivre presque 100 ans ! Vous ima­gi­nez tous les chan­ge­ments qu'elle a vus dans presque 100 ans de vie ?I hope you enjoyed this inter­view with my beau­ti­ful grand­ma ! She would have been a hun­dred years old this year. Unfor­tu­na­te­ly, she pas­sed away last year, but she had a long, beau­ti­ful life. I hope that I, too, get to live near­ly a hun­dred years ! Can you ima­gine all the changes she wit­nes­sed over near­ly a cen­tu­ry of life ?
Elle aimait beau­coup racon­ter ses sou­ve­nirs d'enfance, ses sou­ve­nirs de jeu­nesse, et moi j'aimais beau­coup l'écouter. J'ai eu la chance de pas­ser beau­coup de temps avec elle, ces der­nières années, et c'est pour ça que j'ai eu l'idée de l'enregistrer, de faire une petite entre­vue avec elle. Donc j'espère que vous l'avez appré­ciée.She loved to share her child­hood memo­ries, sto­ries from her youth, And I loved lis­te­ning to her. I had the great for­tune of spen­ding a lot of time with her, over the last few years, and that's why I thought of recor­ding her, of conduc­ting a lit­tle inter­view with her. So I hope you enjoyed it.
Comme elle le disait, la famille c'est très impor­tant. Elle a eu une belle et grande famille. Elle a eu 7 enfants, 20 petits-enfants, 26 arrière-petits-enfants et 5 arrière-arrière-petits-enfants. Donc il y avait cinq géné­ra­tions vivantes en même temps. C'est assez excep­tion­nel ! Donc main­te­nant, je vous invite à res­ter avec moi pour le quiz.As she said so her­self, fami­ly was very impor­tant to her. She had a great and beau­ti­ful fami­ly. She had 7 chil­dren, 20 grand­chil­dren, 26 great-grand­chil­dren, and 5 great-great-grand­chil­dren. So five gene­ra­tions were alive at the same time. It's quite excep­tio­nal ! So, now, I'd like to invite you to stick around for the quiz.

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Hélène Cormier

Je m’appelle Hélène, je suis prof de français et je voyage beaucoup. Je fais ces vidéos dans le but d'aider ceux et celles qui apprennent le français. J'espère que vous trouverez mes vidéos intéressantes et qu'elles vous permettront d'améliorer votre compréhension orale dans le plaisir !

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Je m’appelle Hélène, je suis prof de français et je voyage beaucoup. Je fais ces vidéos dans le but d'aider ceux et celles qui apprennent le français. J'espère que vous trouverez mes vidéos intéressantes et qu'elles vous permettront d'améliorer votre compréhension orale dans le plaisir !

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