Dans cette pre­mière vidéo « Qué­bé­cois 101 », je vous explique c’est quoi, le fran­çais qué­bé­cois.

Transcription

Intro

Est-ce que vous aime­riez com­prendre le fran­çais qué­bé­cois ? Peut-être que vous habi­tez au Qué­bec ou vous avez de la paren­té au Qué­bec ou des amis. Et quand vous y allez, vous com­pre­nez rien, même si vous par­lez fran­çais ! Ou peut-être aus­si que tout sim­ple­ment, vous vous inté­res­sez aux dif­fé­rentes varié­tés de fran­çais par­lées sur la pla­nète.

Alors pour vous aider à mieux com­prendre le fran­çais qué­bé­cois, je com­mence la série « Qué­bé­cois 101 ». Pour com­men­cer la série « Qué­bé­cois 101 », on va répondre à la ques­tion : c’est quoi, le qué­bé­cois ? Ou : « Le qué­bé­cois, kes­sé ça ? »

Bien­ve­nue à « Qué­bé­cois 101 », pour vous aider à com­prendre le fran­çais qué­bé­cois ! Si vous vou­lez plus de conte­nu en fran­çais qué­bé­cois facile à com­prendre, venez voir ma page Patreon ! Mes abon­nés « French­pres­so » sur Patreon reçoivent une nou­velle vidéo par jour direc­te­ment dans leur cour­riel. Et si vous aimez cette vidéo, cli­quez sur « J’aime » et abon­nez-vous !

Pour lan­cer la série, je vais vous par­ler de c’est quoi, le fran­çais qué­bé­cois.

Niveaux de langue

Donc tout d’a­bord, il faut dire que le fran­çais qué­bé­cois, c’est un fran­çais fami­lier. Quand les Qué­bé­cois veulent bien par­ler ou bien écrire, on uti­lise le fran­çais stan­dard. Le qué­bé­cois, c’est un niveau de langue fami­lier ou popu­laire. À part quelques dif­fé­rences comme l’ac­cent, le fran­çais stan­dard est le même en France et au Qué­bec. Le fran­çais qué­bé­cois, c’est la langue par­lée de tous les jours.

Plu­sieurs sites com­parent le fran­çais qué­bé­cois au fran­çais stan­dard. Par exemple, ils vont oppo­ser « moé pis toé » à « moi et toi ». Un autre exemple, ils vont oppo­ser « enté­ka » à « de toute façon ». « Enté­ka », c’est la contrac­tion de « en tout cas ». En tout cas… Mais c’est une erreur de com­pa­rer le fran­çais stan­dard au fran­çais qué­bé­cois parce que c’est un niveau de langue, le fran­çais qué­bé­cois, et on l’u­ti­lise pas dans tous les contextes.

Et en France aus­si, d’ailleurs, il y a des fran­çais fami­liers ou popu­laires.

Les petits gosses, ils com­prennent pas. Ils disent « Papi, j’ai pas com­pris », alors… Parce qu’il y a des mots, quand on emploie, ils com­prennent pas.

Du mau­vais fran­çais ?

Plu­sieurs per­sonnes disent que le qué­bé­cois, c’est du mau­vais fran­çais. Il y a même des Qué­bé­cois qui le disent. Ils vont dire quelque chose, et ensuite dire : Ah non ! Il faut pas dire ça ! C’est pas du bon fran­çais !

C’est sûr que c’est pas du fran­çais « stan­dard ». C’est pas for­cé­ment appro­prié dans cer­tains contextes et c’est pas cor­rect à l’é­crit. Mais c’est la langue que les Qué­bé­cois parlent au jour le jour, donc si on veut le com­prendre, il faut pas avoir peur d’ap­prendre une forme non stan­dard. C’est impor­tant de tout sim­ple­ment le com­prendre. Et moi, je vais vous expli­quer com­ment ça fonc­tionne, com­ment faire pour com­prendre ça.

Du vieux fran­çais ?

Il y a plu­sieurs per­sonnes qui disent que le fran­çais qué­bé­cois, c’est du fran­çais archaïque qui date du temps des colo­nies.

C’est vrai que ça vient en bonne par­tie du fran­çais par­lé au temps des colo­nies, mais le fran­çais a conti­nué d’é­vo­luer depuis ce temps-là, hein ! Le fran­çais qué­bé­cois a conti­nué d’é­vo­luer de son côté, en paral­lèle avec le fran­çais de France. Il y a des mots qui ont car­ré­ment été inven­tés au Qué­bec, comme : Cour­riel. Dépan­neur. Le fran­çais est une langue vivante qui conti­nue d’é­vo­luer, et c’est vrai au Qué­bec et en France.

Quiz

Une petite ques­tion quiz pour vous ! Qu’est-ce que ça veut dire, « se faire pas­ser un sapin » ? Par exemple : « Je me suis fait pas­ser un sapin. »

Est-ce que ça veut dire : Un : « Se faire engueu­ler ». Deux : « Se faire avoir ». Trois : « Avoir la gueule de bois ».

La réponse à la fin de la vidéo !

Les grandes dif­fé­rences

Il y a trois grandes caté­go­ries de dif­fé­rences entre le fran­çais qué­bé­cois et le fran­çais stan­dard.

La pre­mière grande dif­fé­rence, c’est l’ac­cent. Donc par exemple, pour dire « mon père, ma mère », (« mon père, ma mère », avec un accent plus fran­çais), au Qué­bec, on va plus pro­non­cer : « mon paére, ma maére » ou « mon pére, ma mére ».

La deuxième grande dif­fé­rence, c’est au niveau de la gram­maire ou de la syn­taxe. Par exemple, pour dire : « Veux-tu un café ? » On peut dire : « Tu veux-tu un café ? » Ou pour dire : « Est-ce que Jacques est arri­vé ? » « Jacques est-il arri­vé ? » « Jacques est-tu arri­vé ? »

La troi­sième grande dif­fé­rence, c’est au niveau du voca­bu­laire. En qué­bé­cois, on uti­lise des mots dif­fé­rents. Cer­tains mots qué­bé­cois, c’est des vieux mots fran­çais qui sont plus vrai­ment uti­li­sés en France ou seule­ment dans cer­taines régions. Par exemple, au lieu de « fer­mer à clé », on va dire : « Oublie pas de bar­rer la porte ! »

Cer­tains autres mots sont des angli­cismes, évi­dem­ment, à cause de la proxi­mi­té de l’an­glais. Il y a tout le Cana­da anglais. Il y a les États-Unis. Par exemple, au lieu de « blague », on va dire : « Tu connais-tu la joke à pro­pos du bois dans le lac ? » Et, par exemple, au lieu de dire : « je vais regar­der mon horaire », on va dire : « Attends une minute, je vais che­cker mon horaire. »

En résu­mé, le fran­çais qué­bé­cois est dif­fé­rent au niveau de l’ac­cent, de la gram­maire et du voca­bu­laire.

Plu­sieurs fran­çais qué­bé­cois

Mais atten­tion, il y a pas juste un fran­çais qué­bé­cois ! Le fran­çais qué­bé­cois peut être dif­fé­rent selon la per­sonne qui parle.

Par exemple, le fran­çais est dif­fé­rent selon la région.

On parle en fran­çais, mais c’est sûr que quand on niaise, des fois on parle en anglais. Mais la plu­part du temps, c’est en fran­çais.

Moi, j’in­vite beau­coup notre per­son­nel à… à s’ou­vrir, pis à être quelque part un peu pro­tec­teur de ce monde-là, là.

D’où je viens, moi, à Rouyn, on est à quelques kilo­mètres de l’On­ta­rio. Donc on a de l’in­fluence cultu­relle, l’On­ta­rio, très forte.

Tu sais, c’est Dame Nature. On peut bien dire qu’il y a du homard, on le sait pas. Per­sonne qui va par­ler avec un homard.

Le fran­çais qué­bé­cois peut aus­si être dif­fé­rent selon l’âge de la per­sonne qui parle.

Je me lève à six heures, six heures et demie. Pis… bon. Ça va… Tu sais, je suis fati­guée, tout ça, pis ça me prend du temps avant de me réveiller, faque…

On vivait sur la terre en culti­va­teurs. Avec le jar­din, pis avec le bois. La coupe de bois. Char­rier le bois au vil­lage.

Le fran­çais varie aus­si selon le contexte socio-éco­no­mique.

Es-tu venue ici pour me don­ner de la marde ? Parce que moi, là, je te rap­pelle que c’est toi qui m’a lais­sée toute seule. Tu me feras pas sen­tir mal, toi chose, no way.

Et voi­ci Chan­tal Bou­chard, une de mes profs à l’u­ni­ver­si­té que j’ai beau­coup aimée, et qui s’ex­prime ici dans un registre de langue sou­te­nue, parce que c’est un contexte uni­ver­si­taire.

Et la Révo­lu­tion tran­quille, en fai­sant en sorte qu’on prenne le pou­voir éco­no­mique, a amé­lio­ré la posi­tion des fran­co­phones au Qué­bec.

Fran­çais qué­bé­cois, fran­çais cana­dien

Vous savez, il y a pas juste au Qué­bec qu’on parle fran­çais ! On parle fran­çais par­tout au Cana­da, que ce soit en Onta­rio, au Mani­to­ba ou dans les autres pro­vinces, ou dans les ter­ri­toires.

C’est rare que je vais croi­ser du monde qui, qui… je vais dire : « Heille, tu parles comme moi ! » Par­tout où je vais, les gens vont dire : « Heille… Toi, tu viens du Nou­veau-Bruns­wick ! » « Non ! » « Ah, tu viens du Mani­to­ba ! » « Non ! »

Moi, ma fran­co­pho­nie, elle existe pas dans une roche. Elle bouge, elle est weird, elle est dif­fé­rente, elle est fluide. Sor­ry, fau­dra que tu deales avec la way que je parle !

Ça fait seize ans que je fais ça à temps plein. Et pis je pense qu’une des tricks, c’est d’a­voir bien des cha­peaux.

Oui, il y a une radio fran­co­phone au Nuna­vut et c’est la sta­tion « CFReT et j’aime ça ».

Moi-même, j’ai gran­di à Edmund­ston, au Nou­veau-Bruns­wick, où on parle le brayon, qui est un proche parent du fran­çais qué­bé­cois.

On peut être au soleil pareil si… si on veut de quoi à boire, ben on peut aller pareil dehors pis prendre l’air.

Il y a d’ailleurs des variantes du fran­çais qué­bé­cois qui sont encore par­lées dans le nord-est des États-Unis parce qu’il y a des Qué­bé­cois qui sont des­cen­dus tra­vailler là, il y a long­temps.

C’est dif­fi­cile de par­ler fran­çais parce que… Quand on est avec… Les voi­sins, tout ça, ça parle pas fran­çais. Mais ici… Mes soeurs parlent fran­çais.

J’ap­pelle cette série de vidéos « Qué­bé­cois 101 » parce que le Qué­bec, c’est quand même la plus grande région fran­co­phone en Amé­rique du Nord. Et si on com­prend le qué­bé­cois, ça per­met quand même de com­prendre les autres variantes de fran­çais. Il y a beau­coup de points en com­mun. Vous allez même com­prendre le brayon si vous m’é­cou­tez !

Conclu­sion

J’es­père que ça vous a éclai­ré un peu sur le fran­çais qué­bé­cois ! Soyez pas inti­mi­dés par toutes les dif­fé­rences. Je vais vous expli­quer tout ça et vous aider à les com­prendre.

Et oubliez pas ce que le pro­fes­seur Kra­shen a dit : pour apprendre une langue, il faut écou­ter des choses qui nous inté­ressent et qui sont assez faciles à com­prendre.

Si vous allez sur ma chaîne You­Tube, vous allez voir deux grandes caté­go­ries de vidéos faciles à com­prendre avec des sous-titres : « Hélène se pro­mène » et « French­pres­so ». Les vidéos « Hélène se pro­mène », c’est des vidéos de voyage avec du fran­çais plus facile à com­prendre et des sous-titres. Et les vidéos « French­pres­so », c’est des vidéos per­son­nelles, natu­relles, spon­ta­nées, plus faciles à com­prendre et avec des sous-titres.

Vous pou­vez aus­si avoir une vidéo par jour sur ma page Patreon. Il suf­fit de vous abon­ner et pour cinq dol­lars par mois, vous avez une vidéo par jour dans votre cour­riel, du lun­di au ven­dre­di. Je veux d’ailleurs remer­cier tous mes abon­nés Patreon qui rendent cette vidéo pos­sible ! Je remer­cie en par­ti­cu­lier mes abon­nés VIP : Hea­ther et David. Un gros mer­ci aus­si à tous mes abon­nés sur Patreon qui sont là pour m’en­cou­ra­ger et pro­fi­ter de mes vidéos pour apprendre le fran­çais !

Et la bonne réponse pour le quiz, c’é­tait 2. Donc « se faire pas­ser un sapin », ça veut dire « se faire avoir ». « Je me suis fait pas­ser un sapin », je me suis fait avoir, j’ai été trom­pée, j’ai été rou­lée, on m’a eue.

J’es­père que vous avez aimé cette pre­mière vidéo de « Qué­bé­cois 101 ». Oubliez pas de vous abon­ner sur ma chaîne You­Tube, et à bien­tôt !

Traduction

Fran­çaisEnglish
IntroIntro
Est-ce que vous aime­riez com­prendre le fran­çais qué­bé­cois ? Peut-être que vous habi­tez au Qué­bec ou vous avez de la paren­té au Qué­bec ou des amis. Et quand vous y allez, vous com­pre­nez rien, même si vous par­lez fran­çais ! Ou peut-être aus­si que tout sim­ple­ment, vous vous inté­res­sez aux dif­fé­rentes varié­tés de fran­çais par­lées sur la pla­nète.Would you like to be able to unders­tand Que­bec French ? Maybe you live in Que­bec or you have fami­ly in Que­bec or per­haps friends. And when you visit, you don’t unders­tand a thing even if you speak French ! Or maybe you’re just curious about the many varie­ties of French spo­ken around the world.
Alors pour vous aider à mieux com­prendre le fran­çais qué­bé­cois, je com­mence la série « Qué­bé­cois 101 ». Pour com­men­cer la série « Qué­bé­cois 101 », on va répondre à la ques­tion : c’est quoi, le qué­bé­cois ? Ou : « Le qué­bé­cois, kes­sé ça ? »So to help you bet­ter unders­tand Que­bec French, I’m laun­ching the series « Qué­bé­cois 101. » To start the « Qué­bé­cois 101 » series, we’ll ans­wer the ques­tion, what is Que­bec French ? Or, « Que­bec French ? What’s that ? »
Bien­ve­nue à « Qué­bé­cois 101 », pour vous aider à com­prendre le fran­çais qué­bé­cois ! Si vous vou­lez plus de conte­nu en fran­çais qué­bé­cois facile à com­prendre, venez voir ma page Patreon ! Mes abon­nés « French­pres­so » sur Patreon reçoivent une nou­velle vidéo par jour direc­te­ment dans leur cour­riel. Et si vous aimez cette vidéo, cli­quez sur « J’aime » et abon­nez-vous !Wel­come to « Qué­bé­cois 101, » a series to help you unders­tand Que­bec French ! If you’d like more easy-to-unders­tand content in Que­bec French, check out my Patreon ! My « French­pres­so » sub­scri­bers on Patreon receive one new video eve­ry day deli­ve­red straight to their inbox. And if you enjoy this video, click « Like » and sub­scribe !
Pour lan­cer la série, je vais vous par­ler de c’est quoi, le fran­çais qué­bé­cois.To launch this series, I’m going to tell you what Que­bec French is, exact­ly.
Niveaux de langueLan­guage regis­ters
Donc tout d’a­bord, il faut dire que le fran­çais qué­bé­cois, c’est un fran­çais fami­lier. Quand les Qué­bé­cois veulent bien par­ler ou bien écrire, on uti­lise le fran­çais stan­dard. Le qué­bé­cois, c’est un niveau de langue fami­lier ou popu­laire. À part quelques dif­fé­rences comme l’ac­cent, le fran­çais stan­dard est le même en France et au Qué­bec. Le fran­çais qué­bé­cois, c’est la langue par­lée de tous les jours.So, first of all, you should know that Que­bec French is a fami­liar regis­ter of French. When Que­be­cers want to write or speak well, we use Stan­dard French. Que­bec French is a fami­liar or popu­lar lan­guage regis­ter. Besides some dif­fe­rences in accent, Stan­dard French is the same in France and in Que­bec. Que­bec French is the lan­guage of eve­ry­day life.
Plu­sieurs sites com­parent le fran­çais qué­bé­cois au fran­çais stan­dard. Par exemple, ils vont oppo­ser « moé pis toé » à « moi et toi ». Un autre exemple, ils vont oppo­ser « enté­ka » à « de toute façon ». « Enté­ka », c’est la contrac­tion de « en tout cas ». En tout cas… Mais c’est une erreur de com­pa­rer le fran­çais stan­dard au fran­çais qué­bé­cois parce que c’est un niveau de langue, le fran­çais qué­bé­cois, et on l’u­ti­lise pas dans tous les contextes.Many web­sites com­pare Que­bec French to Stan­dard French. For ins­tance, they’ll com­pare two forms of « me and you. » Ano­ther example, they’ll contrast two forms of « any­way. » « Enté­ka » is a contrac­tion of « en tout cas. » Any­way… But it’s a mis­take to com­pare Stan­dard French and Que­bec French because Que­bec French is a lan­guage regis­ter, and it’s not used in all cir­cum­stances.
Et en France aus­si, d’ailleurs, il y a des fran­çais fami­liers ou popu­laires.And in France too, by the way, there are popu­lar or fami­liar forms of French.
Les petits gosses, ils com­prennent pas. Ils disent « Papi, j’ai pas com­pris », alors… Parce qu’il y a des mots, quand on emploie, ils com­prennent pas.The lit­tle kids, they don’t unders­tand. They say « Grand­pa, I didn’t unders­tand, » so… Because some words, when we use them, they don’t unders­tand.
Du mau­vais fran­çais ?Bad French ?
Plu­sieurs per­sonnes disent que le qué­bé­cois, c’est du mau­vais fran­çais. Il y a même des Qué­bé­cois qui le disent. Ils vont dire quelque chose, et ensuite dire : Ah non ! Il faut pas dire ça ! C’est pas du bon fran­çais !Many people say that Que­bec French is bad French. Even some Que­be­cers say it. They’ll say some­thing, and then : Oh no ! You should not say that ! That is not pro­per French !
C’est sûr que c’est pas du fran­çais « stan­dard ». C’est pas for­cé­ment appro­prié dans cer­tains contextes et c’est pas cor­rect à l’é­crit. Mais c’est la langue que les Qué­bé­cois parlent au jour le jour, donc si on veut le com­prendre, il faut pas avoir peur d’ap­prendre une forme non stan­dard. C’est impor­tant de tout sim­ple­ment le com­prendre. Et moi, je vais vous expli­quer com­ment ça fonc­tionne, com­ment faire pour com­prendre ça.Obvious­ly, it’s not « stan­dard » French. It’s not always appro­priate in cer­tain contexts and it’s inap­pro­priate in wri­ting. But it’s the lan­guage that Que­be­cers speak day to day, so if you want to unders­tand them, you shouldn’t be afraid to learn a non-stan­dard form of French. It’s impor­tant to just unders­tand it. And I will explain to you how it works, how you can make sense of it all.
Du vieux fran­çais ?Old French ?
Il y a plu­sieurs per­sonnes qui disent que le fran­çais qué­bé­cois, c’est du fran­çais archaïque qui date du temps des colo­nies.Many people say that Que­bec French is an archaic form of French dating back to colo­nial times.
C’est vrai que ça vient en bonne par­tie du fran­çais par­lé au temps des colo­nies, mais le fran­çais a conti­nué d’é­vo­luer depuis ce temps-là, hein ! Le fran­çais qué­bé­cois a conti­nué d’é­vo­luer de son côté, en paral­lèle avec le fran­çais de France. Il y a des mots qui ont car­ré­ment été inven­tés au Qué­bec, comme : Cour­riel. Dépan­neur. Le fran­çais est une langue vivante qui conti­nue d’é­vo­luer, et c’est vrai au Qué­bec et en France.It’s true that it comes in large part from French spo­ken in colo­nial times, but French has kept on evol­ving since then, you know ! Que­bec French kept evol­ving on its own, in paral­lel with the French spo­ken in France. Some words were actual­ly inven­ted in Que­bec, such as : Email. Conve­nience store. French is a living lan­guage that keeps on evol­ving, and that’s true both in Que­bec and in France.
QuizQuiz
Une petite ques­tion quiz pour vous ! Qu’est-ce que ça veut dire, « se faire pas­ser un sapin » ? Par exemple : « Je me suis fait pas­ser un sapin. »A quick quiz for you ! What does the expres­sion « to get given a fir tree » mean ? For example : « I was given a fir tree. »
Est-ce que ça veut dire : Un : « Se faire engueu­ler ». Deux : « Se faire avoir ». Trois : « Avoir la gueule de bois ».Does it mean : One, « To get yel­led at. » Two, « To get conned. » Three, « To have a han­go­ver. »
La réponse à la fin de la vidéo !The ans­wer at the end of the video !
Les grandes dif­fé­rencesMajor dif­fe­rences
Il y a trois grandes caté­go­ries de dif­fé­rences entre le fran­çais qué­bé­cois et le fran­çais stan­dard.There are three cate­go­ries of dif­fe­rences bet­ween Que­bec French and Stan­dard French.
La pre­mière grande dif­fé­rence, c’est l’ac­cent. Donc par exemple, pour dire « mon père, ma mère », (« mon père, ma mère », avec un accent plus fran­çais), au Qué­bec, on va plus pro­non­cer : « mon paére, ma maére » ou « mon pére, ma mére ».The first great dif­fe­rence is the accent. So, for ins­tance, to say « my father, my mother, » (« mon père, ma mère, » with more of a French accent), in Que­bec, we’ll pro­nounce it : « mon paére, ma maére » or « mon pére, ma mére. »
La deuxième grande dif­fé­rence, c’est au niveau de la gram­maire ou de la syn­taxe. Par exemple, pour dire : « Veux-tu un café ? » On peut dire : « Tu veux-tu un café ? » Ou pour dire : « Est-ce que Jacques est arri­vé ? » « Jacques est-il arri­vé ? » « Jacques est-tu arri­vé ? »The second big dif­fe­rence concerns gram­mar or syn­tax. For ins­tance, to say « Do you want a cof­fee ? » We can say « Do you want a cof­fee ? » Or to say « Did Jacques arrive yet ? » « Is Jacques here yet ? » « Is Jacques here yet ? »
La troi­sième grande dif­fé­rence, c’est au niveau du voca­bu­laire. En qué­bé­cois, on uti­lise des mots dif­fé­rents. Cer­tains mots qué­bé­cois, c’est des vieux mots fran­çais qui sont plus vrai­ment uti­li­sés en France ou seule­ment dans cer­taines régions. Par exemple, au lieu de « fer­mer à clé », on va dire : « Oublie pas de bar­rer la porte ! »The third big dif­fe­rence is the voca­bu­la­ry. In Que­bec French, we use dif­ferent words. Some Que­bec French words are old French words that are not real­ly used any­more in France or maybe only in spe­ci­fic regions. For ins­tance, to say « to lock, » we’ll say : « Don’t for­get to lock the door ! »
Cer­tains autres mots sont des angli­cismes, évi­dem­ment, à cause de la proxi­mi­té de l’an­glais. Il y a tout le Cana­da anglais. Il y a les États-Unis. Par exemple, au lieu de « blague », on va dire : « Tu connais-tu la joke à pro­pos du bois dans le lac ? » Et, par exemple, au lieu de dire : « je vais regar­der mon horaire », on va dire : « Attends une minute, je vais che­cker mon horaire. »Other words are angli­cisms, of course, because of the proxi­mi­ty to English. There is all of English Cana­da. There is the Uni­ted States. For ins­tance, ins­tead of « blague, » we’ll say : « Do you know the joke about the wood in the lake ? » And, for ins­tance, ins­tead of saying, « I will check my sche­dule, » we might say : « Wait a minute, I’ll check my sche­dule. »
En résu­mé, le fran­çais qué­bé­cois est dif­fé­rent au niveau de l’ac­cent, de la gram­maire et du voca­bu­laire.To sum up, Que­bec French dif­fers from Stan­dard French because of the accent, the gram­mar, and the voca­bu­la­ry.
Plu­sieurs fran­çais qué­bé­coisQue­bec French variants
Mais atten­tion, il y a pas juste un fran­çais qué­bé­cois ! Le fran­çais qué­bé­cois peut être dif­fé­rent selon la per­sonne qui parle.But care­ful, there isn’t a just one Que­bec French ! Que­bec French can be dif­ferent depen­ding on who speaks it.
Par exemple, le fran­çais est dif­fé­rent selon la région.For ins­tance, Que­bec French varies accor­ding to region.
On parle en fran­çais, mais c’est sûr que quand on niaise, des fois on parle en anglais. Mais la plu­part du temps, c’est en fran­çais.We speak in French, but of course, if we’re mes­sing around, some­times we’ll speak in English. But more often than not, we speak French.
Moi, j’in­vite beau­coup notre per­son­nel à… à s’ou­vrir, pis à être quelque part un peu pro­tec­teur de ce monde-là, là.I stron­gly encou­rage our employees to… to open up, and to be, in a way a lit­tle pro­tec­tive of these people.
D’où je viens, moi, à Rouyn, on est à quelques kilo­mètres de l’On­ta­rio. Donc on a de l’in­fluence cultu­relle, l’On­ta­rio, très forte.Where I come from, in Rouyn, we’re a few kilo­me­ters across from Onta­rio. So there is a cultu­ral influence, a very strong one, from Onta­rio.
Tu sais, c’est Dame Nature. On peut bien dire qu’il y a du homard, on le sait pas. Per­sonne qui va par­ler avec un homard.You know, it’s Mother Nature. People can say the­re’s lobs­ter all they want, they don’t know. Nobo­dy can talk to lobs­ters.
Le fran­çais qué­bé­cois peut aus­si être dif­fé­rent selon l’âge de la per­sonne qui parle.Que­bec French can also vary accor­ding to the spea­ker’s age.
Je me lève à six heures, six heures et demie. Pis… bon. Ça va… Tu sais, je suis fati­guée, tout ça, pis ça me prend du temps avant de me réveiller, faque…I get up at six, six thir­ty. And… well. It’s going… You know, I’m tired, and all that, and it takes me some time to wake up, so…
On vivait sur la terre en culti­va­teurs. Avec le jar­din, pis avec le bois. La coupe de bois. Char­rier le bois au vil­lage.We lived off the land, as far­mers. With the gar­den and with the forest. Fel­ling trees. Deli­ve­ring wood to the vil­lage.
Le fran­çais varie aus­si selon le contexte socio-éco­no­mique.French also changes accor­ding to socioe­co­no­mic context.
Es-tu venue ici pour me don­ner de la marde ? Parce que moi, là, je te rap­pelle que c’est toi qui m’a lais­sée toute seule. Tu me feras pas sen­tir mal, toi chose, no way.Did you come here to give me shit ? Because let me remind you that it was you who aban­do­ned me. You’re not gon­na make me feel bad, no way.
Et voi­ci Chan­tal Bou­chard, une de mes profs à l’u­ni­ver­si­té que j’ai beau­coup aimée, et qui s’ex­prime ici dans un registre de langue sou­te­nue, parce que c’est un contexte uni­ver­si­taire.And here is Chan­tal Bou­chard, one of my uni­ver­si­ty tea­chers whom I real­ly liked, and who speaks in this video in a for­mal regis­ter because she’s in a uni­ver­si­ty context.
Et la Révo­lu­tion tran­quille, en fai­sant en sorte qu’on prenne le pou­voir éco­no­mique, a amé­lio­ré la posi­tion des fran­co­phones au Qué­bec.And the Quiet Revo­lu­tion, by allo­wing us to seize eco­no­mic power, impro­ved the posi­tion of fran­co­phones in Que­bec.
Fran­çais qué­bé­cois, fran­çais cana­dienQue­bec and Cana­dian French
Vous savez, il y a pas juste au Qué­bec qu’on parle fran­çais ! On parle fran­çais par­tout au Cana­da, que ce soit en Onta­rio, au Mani­to­ba ou dans les autres pro­vinces, ou dans les ter­ri­toires.You know, Que­bec isn’t the only place where French is spo­ken ! People speak French all across Cana­da, whe­ther it’s in Onta­rio, in Mani­to­ba, or in the other pro­vinces, or in the ter­ri­to­ries.
C’est rare que je vais croi­ser du monde qui, qui… je vais dire : « Heille, tu parles comme moi ! » Par­tout où je vais, les gens vont dire : « Heille… Toi, tu viens du Nou­veau-Bruns­wick ! » « Non ! » « Ah, tu viens du Mani­to­ba ! » « Non ! »It’s not often I’ll meet people who, who… where I’ll say, « Hey ! You talk like me ! » Eve­ryw­here I go, people say, « Hey… You’re from New Bruns­wick, aren’t you ! » « No ! » « Ah, you’re from Mani­to­ba ! » « No ! »
Moi, ma fran­co­pho­nie, elle existe pas dans une roche. Elle bouge, elle est weird, elle est dif­fé­rente, elle est fluide. Sor­ry, fau­dra que tu deales avec la way que je parle !My French com­mu­ni­ty isn’t set in stone. She moves, she’s weird, she’s dif­ferent, she’s fluid. Sor­ry, you’re gon­na have to deal with the way I speak !
Ça fait seize ans que je fais ça à temps plein. Et pis je pense qu’une des tricks, c’est d’a­voir bien des cha­peaux.It’s been six­teen years that I’ve been doing this full time. And I think one of the tricks is to be able to wear many hats.
Oui, il y a une radio fran­co­phone au Nuna­vut et c’est la sta­tion « CFReT et j’aime ça ».Yes, Nuna­vut has a French radio sta­tion and the sta­tion is cal­led « It’s free­zing and I like it. »
Moi-même, j’ai gran­di à Edmund­ston, au Nou­veau-Bruns­wick, où on parle le brayon, qui est un proche parent du fran­çais qué­bé­cois.Myself, I grew up in Edmund­ston, New Bruns­wick, where we speak Brayon, which is clo­se­ly rela­ted to Que­bec French.
On peut être au soleil pareil si… si on veut de quoi à boire, ben on peut aller pareil dehors pis prendre l’air.We can stay out in the sun if… if we want to have a drink, we can still go out­side and enjoy the out­doors.
Il y a d’ailleurs des variantes du fran­çais qué­bé­cois qui sont encore par­lées dans le nord-est des États-Unis parce qu’il y a des Qué­bé­cois qui sont des­cen­dus tra­vailler là, il y a long­temps.Actual­ly, there are variants of Que­bec French still spo­ken in the Ame­ri­can Nor­theast because some Que­be­cers moved down there to work, a long time ago.
C’est dif­fi­cile de par­ler fran­çais parce que… Quand on est avec… Les voi­sins, tout ça, ça parle pas fran­çais. Mais ici… Mes soeurs parlent fran­çais.It’s hard to speak French because… When we’re with… Like, the neigh­bors, they don’t speak French. But here… My sis­ters speak French.
J’ap­pelle cette série de vidéos « Qué­bé­cois 101 » parce que le Qué­bec, c’est quand même la plus grande région fran­co­phone en Amé­rique du Nord. Et si on com­prend le qué­bé­cois, ça per­met quand même de com­prendre les autres variantes de fran­çais. Il y a beau­coup de points en com­mun. Vous allez même com­prendre le brayon si vous m’é­cou­tez !I’m cal­ling this video series « Qué­bé­cois 101 » because Que­bec is the lar­gest fran­co­phone com­mu­ni­ty in North Ame­ri­ca. And if you unders­tand Que­bec French, it will help you unders­tand the other variants of French. They share many fea­tures. You’ll even unders­tand Brayon if you lis­ten to me !
Conclu­sionConclu­sion
J’es­père que ça vous a éclai­ré un peu sur le fran­çais qué­bé­cois ! Soyez pas inti­mi­dés par toutes les dif­fé­rences. Je vais vous expli­quer tout ça et vous aider à les com­prendre.I hope I shed some light on Que­bec French ! Don’t let all the dif­fe­rences inti­mi­date you. I’ll explain all of them and help you unders­tand.
Et oubliez pas ce que le pro­fes­seur Kra­shen a dit : pour apprendre une langue, il faut écou­ter des choses qui nous inté­ressent et qui sont assez faciles à com­prendre.And keep in mind what Pro­fes­sor Kra­shen said : to learn a lan­guage, you need to lis­ten to things you find inter­es­ting and that are rela­ti­ve­ly easy to unders­tand.
Si vous allez sur ma chaîne You­Tube, vous allez voir deux grandes caté­go­ries de vidéos faciles à com­prendre avec des sous-titres : « Hélène se pro­mène » et « French­pres­so ». Les vidéos « Hélène se pro­mène », c’est des vidéos de voyage avec du fran­çais plus facile à com­prendre et des sous-titres. Et les vidéos « French­pres­so », c’est des vidéos per­son­nelles, natu­relles, spon­ta­nées, plus faciles à com­prendre et avec des sous-titres.If you visit my You­Tube chan­nel, you’ll see two main cate­go­ries of videos that are easy to unders­tand and that have sub­titles : « Hélène se pro­mène » and « French­pres­so. » « Hélène se pro­mène » videos are tra­vel videos fea­tu­ring easier-to-unders­tand French as well as sub­titles. And « French­pres­so » videos are videos that are per­so­nal, natu­ral, spon­ta­neous, and easier to unders­tand, and that also have sub­titles.
Vous pou­vez aus­si avoir une vidéo par jour sur ma page Patreon. Il suf­fit de vous abon­ner et pour cinq dol­lars par mois, vous avez une vidéo par jour dans votre cour­riel, du lun­di au ven­dre­di. Je veux d’ailleurs remer­cier tous mes abon­nés Patreon qui rendent cette vidéo pos­sible ! Je remer­cie en par­ti­cu­lier mes abon­nés VIP : Hea­ther et David. Un gros mer­ci aus­si à tous mes abon­nés sur Patreon qui sont là pour m’en­cou­ra­ger et pro­fi­ter de mes vidéos pour apprendre le fran­çais !You can also get one video per day through my Patreon. You just have to sub­scribe and for five dol­lars a month, you’ll get one video each day deli­ve­red straight to your inbox, Mon­day to Fri­day. Spea­king of which, I want to thank all my sub­scri­bers on Patreon who make this video pos­sible ! In par­ti­cu­lar, I want to thank my VIP patrons, Hea­ther and David. A big thank, also, to all my patrons who are there to sup­port me and bene­fit from my videos to learn French !
Et la bonne réponse pour le quiz, c’é­tait 2. Donc « se faire pas­ser un sapin », ça veut dire « se faire avoir ». « Je me suis fait pas­ser un sapin », je me suis fait avoir, j’ai été trom­pée, j’ai été rou­lée, on m’a eue.And the ans­wer to the quiz was 2. So « to get given a fir tree » means « to get conned. » « I was given a fir tree, » I’ve been had, someone chea­ted me, I was conned, I’ve been had.
J’es­père que vous avez aimé cette pre­mière vidéo de « Qué­bé­cois 101 ». Oubliez pas de vous abon­ner sur ma chaîne You­Tube, et à bien­tôt !I hope you enjoyed this first « Qué­bé­cois 101 » video. Don’t for­get to sub­scribe to my You­Tube chan­nel, and see again you soon !

Hélène Cormier

Je m’appelle Hélène, je suis prof de français et je voyage beaucoup. Je fais ces vidéos dans le but d'aider ceux et celles qui apprennent le français. J'espère que vous trouverez mes vidéos intéressantes et qu'elles vous permettront d'améliorer votre compréhension orale dans le plaisir !

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